Une mystérieuse razzia sur un journal à Annecy après une enquête sur un élu

Une mystérieuse razzia sur un journal à Annecy après une enquête sur un élu

L’édition du 4 juin de L’Essor savoyard a mystérieusement disparu de plusieurs points de vente à Annecy après des achats massifs. Le journal consacrait sa Une à une affaire judiciaire impliquant un élu local, sans qu’aucun lien formel ne soit établi à ce stade.

Un achat massif qui intrigue la rédaction.

À Annecy, plusieurs points de vente ont vu leurs stocks de L’Essor savoyard fondre en quelques heures après la mise en vente de l’édition datée du 4 juin. Selon l’hebdomadaire local, des dizaines, voire des centaines d’exemplaires auraient été achetés en une seule fois dans différents commerces de la ville.

Dans un supermarché annécien, 146 journaux auraient été achetés lors d’une seule transaction, pour un montant total d’environ 365 euros. Une volonté de "faire disparaître le titre de l'espace public" comme s'interrogent nos confrères ?

Une situation qui interpelle d’autant plus la rédaction que cette édition consacrait sa Une à une enquête intitulée : "La mairie secouée par une affaire de viol". L’article évoquait la procédure judiciaire impliquant Anthony Granger, le premier adjoint au maire d’Annecy, Antoine Armand.

À ce stade, aucun élément ne permet d’établir un lien certain entre ces achats massifs et le contenu de l’enquête publiée par l’hebdomadaire. D'autant qu'à l'ère d'Internet et des réseaux sociaux, faire disparaitre des journaux ne permet pas de rendre une procédure invisible.

La rédaction du journal a néanmoins choisi de traiter l’épisode avec une pointe d’ironie, souhaitant à ces "acheteurs compulsifs" de trouver "un bon usage à ces centaines de journaux".