Loup relâché dans les Alpes : " La prédation continue de peser lourdement sur le pastoralisme"

Loup relâché dans les Alpes : " La prédation continue de peser lourdement sur le pastoralisme"

Le relâcher d’une louve dans le massif alpin après sa découverte en Seine-Maritime laisse toujours le sénateur haut-savoyard Cyril Pellevat perplexe.

Lors des questions orales sans débat au Sénat ce mardi 7 juillet, le sénateur de Haute-Savoie Cyril Pellevat a interrogé le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, sur cette décision et sur ses conséquences pour les territoires concernés. La louve avait été retrouvée en mai dernier en Seine-Maritime avant d’être relâchée dans l’arc alpin. Un choix qui inquiète certains élus et professionnels du monde agricole, alors que les attaques de loups restent une problématique importante pour les éleveurs.

Des inquiétudes liées à la prédation sur les troupeaux

Au cours de son intervention, Cyril Pellevat a relayé les préoccupations exprimées localement. "Les éleveurs dénoncent une décision prise sans concertation, alors même que la prédation continue de peser lourdement sur le pastoralisme", a-t-il déclaré. Le sénateur a rappelé la situation en Haute-Savoie, où 214 animaux ont été victimes d’attaques de loups en 2025 selon les chiffres cités dans son communiqué. Pour lui, l’arrivée d’un animal supplémentaire dans les Alpes soulève des interrogations dans des territoires déjà confrontés aux conséquences de la prédation.

Une méthode appelée à être réutilisée ?

Cyril Pellevat a également questionné le gouvernement sur l’avenir de cette pratique, alors que la présence du loup continue de progresser et que d’autres situations similaires pourraient se présenter. La réponse apportée par Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, n’a pas convaincu le sénateur. Le ministre a toutefois précisé que la louve relâchée était équipée d’un dispositif GPS permettant son suivi.

Pour Cyril Pellevat, cette mesure ne répond pas à la question de la concertation avec les acteurs locaux. Il estime que les territoires alpins, déjà confrontés aux attaques de loups, ne peuvent pas comprendre l’ajout de nouveaux individus "sans concertation préalable avec les élus locaux et les acteurs de la montagne".