Mont-Blanc : Des alpinistes bloqués au Mont-Blanc redescendent en hélicoptère... à leur frais

Mont-Blanc : Des alpinistes bloqués au Mont-Blanc redescendent en hélicoptère... à leur frais

Trente-deux alpinistes se sont retrouvés bloqués au refuge du Goûter après avoir maintenu leur projet d’ascension du Mont-Blanc malgré les recommandations appelant à reporter les courses en raison des chutes de pierres.

La situation a conduit le gardien du refuge, Antoine Rattin, et son assistant, Mathis Fuchs, à solliciter les autorités ce mercredi. Les alpinistes demandaient notamment une évacuation par hélicoptère de la Sécurité civile ou de la gendarmerie.

Depuis plusieurs jours, les compagnies des guides de Saint-Gervais, de Chamonix et de Courmayeur, ainsi que l’Office de haute montagne, recommandent de ne pas entreprendre l’ascension du Mont-Blanc compte tenu des conditions particulièrement dangereuses dans le secteur de l’aiguille du Goûter. La commune de Saint-Gervais rappelle que ces alertes faisaient notamment état d’importantes chutes de pierres dans le couloir du Goûter. Malgré ces recommandations, les alpinistes avaient entrepris leur ascension.

Mercredi, les conditions dans le couloir étaient toutefois redevenues suffisamment calmes pour permettre une descente à pied. Il n’y avait donc pas, selon les autorités, de situation d’urgence justifiant l'engagement gratuit des moyens publics de secours.

Une évacuation privée, payée par les alpinistes

Après échange avec le commandant du PGHM, le maire de Saint-Gervais a finalement autorisé la société privée CMBH à intervenir pour évacuer les alpinistes. Le coût de cette opération a été laissé à la charge des personnes évacuées. Quelques alpinistes ont finalement choisi de redescendre par leurs propres moyens, sans difficulté particulière.

Le refuge du Goûter est désormais vide et restera fermé dans l’attente d’une amélioration durable des conditions en montagne. Le maire de Saint-Gervais entend faire de cet épisode un précédent. Il estime que les moyens publics de secours doivent rester destinés aux véritables situations de détresse et plaide pour une évolution des règles concernant la prise en charge des opérations lorsqu'elles résultent de prises de risque délibérées.