Annecy : la droite et l'extrême droite rejettent la pérennisation de l'encadrement des loyers

Annecy : la droite et l'extrême droite rejettent la pérennisation de l'encadrement des loyers
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Le Conseil municipal d'Annecy a rejeté, lors de sa dernière séance, un vœu visant à pérenniser l'encadrement des loyers au-delà de novembre 2026, suite à un vote conjoint de la majorité municipale de droite et de l'opposition d'extrême droite.

Cette décision suscite de vives réactions dans un contexte où l'accès au logement devient particulièrement difficile pour les étudiants, les familles, les jeunes, les classes populaires et moyennes, ainsi que pour les actifs locaux. Les opposants à ce rejet reprochent à la majorité de privilégier une approche libérale favorable aux propriétaires et aux promoteurs immobiliers au détriment des locataires.

Les enseignements de l'expérience parisienne

Pour défendre l'efficacité de la mesure, le texte s'appuie sur le bilan de l'encadrement des loyers à Paris entre 2019 et 2025, évalué par l'Apur. D'après cette étude, les loyers y ont été inférieurs de 5 %, permettant aux locataires d'économiser en moyenne 81 euros par mois (soit 968 euros par an), sans que l'offre locative globale ne subisse de dégradation durable.

Un revirement politique au sein du Conseil

Ce nouveau scrutin marque un net changement par rapport à novembre 2025, date à laquelle le Conseil municipal s'était prononcé majoritairement pour la pérennisation du dispositif. Le texte souligne que certains membres de l'actuelle majorité avaient alors voté en ce sens, illustrant un consensus transpartisan qui n'a pas résisté au vote récent. Malgré ce rejet collectif, quatre élus de la majorité ont refusé de suivre la ligne de leur groupe, l'un votant en faveur du vœu et trois autres choisissant l'abstention.

Face aux tensions persistantes sur le marché immobilier, les partisans du dispositif rappellent qu'il est indispensable de combiner plusieurs leviers — construction de logements abordables, rénovation, développement du parc social, lutte contre les locations touristiques illégales et régulation des prix —, estimant que la crise actuelle relève de la spéculation plutôt que de la pénurie.