Des travaux attribués à l’entreprise de son fils, des repas achetés par la mairie auprès d’un restaurant dont il possédait le fonds de commerce et une délibération sur l’acquisition d’un terrain appartenant à sa belle-mère : plusieurs décisions de Jean Didier étaient au cœur de son procès, le 18 septembre devant le tribunal correctionnel d’Albertville, rapporte Le Dauphiné libéré.
L’ancien maire de cette commune de Maurienne devait également répondre de favoritisme pour avoir confié à l’entreprise de son beau-frère la réfection du toit de l’église. Ces travaux n’avaient finalement pas été effectués.
À l’audience, Jean Didier a reconnu l’essentiel des faits, invoquant son ignorance et sa volonté de servir la commune. Tandis que l’avocat des anciens élus d’opposition dénonçait ses pratiques, la procureure avait requis deux ans avec sursis. Le tribunal l’a finalement condamné à six mois avec sursis, 3 000 euros d’amende et six ans d’inéligibilité.






