JO 2030 : le télémark a-t-il une chance d'être présent ?
06 Janvier 2026
Laly Chaucheprat, Argeline Tan-Bouquet et Alexis Page militent pour la présence du télémark aux Jeux Olympiques 2030 dans les Alpes françaises.
En juin 2026, une commission va statuer sur les discplines qui feront leur apparition au programme de l'olympiades des Alpes françaises en 2030.
La carte des sites pour les Jeux Olympiques de 2030 n'est pas encore définitive. Si certaines stations essaient de récupérer des épreuves en ski alpin, le télémark tente de faire son entrée dans la famille olympique. Ce sport n’a jamais été présent, mais lorsque certains athlètes entendent que le cyclocross pourrait faire son apparition d’ici quatre ans, ils se disent que leur discipline a également sa place dans la liste.
« Quand on croise des entraîneurs d'autres disciplines, ils sont souvent étonnés d'apprendre que le télémark n'est pas au programme des Jeux Olympiques, indique Argeline Tan-Bouquet, vainqueure du globe de cristal en parallèle lors de la saison 2024-2025. On manque de médiatisation et, pour le Comité international olympique, c'est compliqué de voter en faveur d'un sport s'ils ne savent pas ce que c'est. »
"C'est notre meilleure opportunité"
La présence ou non du télémark lors des Jeux Olympiques 2030 sera décidée en juin 2026. « C'est notre meilleure opportunité, car les JO seront en France, explique Laly Chaucheprat, membre de l'équipe de France. En plus, on a de grandes chances de médailles, car nous avons le globe des nations depuis plusieurs années. »
Mais pour faire partie des élus, il va falloir batailler, car d'autres sports veulent également faire partie de l'aventure dans les Alpes, comme le cyclocross ou le trail sur neige.
« Tous les athlètes souhaitent participer aux Jeux Olympiques, relève Laly Chaucheprat. Mais ce serait frustrant de voir d'autres disciplines nous passer devant. »
Malgré cette poussée de deux sports très populaires auprès du grand public, tout reste jouable. « On ne fait pas partie de la même fédération, explique Alexis Page, qui pratique sa discipline au sein du club de Morzine. Le CIO peut faire rentrer des disciplines additionnelles, comme c'est notre cas, car nous sommes membres de la Fédération française de ski. »
En attendant, les trois athlètes haut-savoyards vont tenter de performer durant cette saison pour apporter des arguments sportifs aux différents décideurs.