L’affaire débute à l’automne 2025 lorsqu’un chef d’entreprise du secteur de Chambéry se rend directement dans les locaux de l’inspection du travail pour signaler des pressions inquiétantes. Il explique avoir été approché par un couple lui promettant d’éviter des sanctions à l’encontre du restaurant de son épouse, moyennant plusieurs milliers d’euros. La femme, qui se serait présentée comme liée à l’Urssaf, était en réalité inspectrice du travail.
L’enquête a révélé d’autres cas similaires à La Ravoire et Challes-les-Eaux : après des contrôles pointant des irrégularités, le compagnon de l’inspectrice aurait proposé d’effacer les problèmes contre 15 000 à 30 000 euros. Aucun chef d’entreprise n’a payé, mais l’un d’eux aurait offert des réparations et prêté un véhicule, ce qui lui vaut aussi des poursuites.
Écartée de ses fonctions depuis octobre, l’inspectrice a assuré au tribunal qu’elle n’avait jamais touché d’argent, admettant seulement avoir parlé de son travail à son compagnon, également poursuivi. Ses avocats parlent d’une relation sous influence, mais le parquet estime au contraire qu’il s’agissait d’un système bien organisé visant des entreprises fragiles.
Le procureur a demandé 18 mois de prison, dont une partie avec sursis, et une interdiction temporaire d’exercer dans la fonction publique pour l’inspectrice. Deux ans de prison avec sursis ont été requis contre son compagnon et une amende contre le garagiste. La décision sera rendue fin mars.






