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Débat aux municipales d'Annecy : Où se situent les candidats ?

Débat aux municipales d'Annecy : Où se situent les candidats ?

Un débat s'est tenu ce lundi soir à Annecy dans le cadre des élections municipales.

Organisé par le MEDEF à la Maison des Entreprises d'Annecy, ce débat s'est tenu devant des chefs d'entreprises sur des thèmes définis à l'avance. Antoine Armand, Alexandre Mulatier-Gachet, Jean-Luc Rigaut et Guillaume Roit-Levêque ont pris la parole tour à tour dans un temps limité pour évoquer leurs programmes et leurs idées. A l'origine, ils devaient être cinq sur ce débat, mais Vincent Drême de La France Insoumise a dû décliner l'invitation au dernier moment pour un problème de calendrier. Pour ce qui est du dernier candidat, Naci Yildirim de Lutte Ouvrière, il s'est présenté aux municipales trop tardivement selon le MEDEF, alors que le débat était déjà organisé et mis en place.

Avant de lancer ce débat, le président du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) de Haute-Savoie, Jean-Luc Raunicher a souligné en amusement : "J'espère qu'aucun d'entre vous ne propose le tramway gratuit", rappelant que rien n'était gratuit et que ce serait aux entreprises de payer. Une idée qui fait justement partie du programme de Vincent Drême. Alors, qu'en est-il de ce débat ?

Un tramway, Mission impossible ?

Sur le sujet de la fiscalité, les quatre candidats se sont mis d'accord. Aucune hausse d'impôts prévue et un besoin de s'endetter, souligné d'abord par Alexandre Mulatier-Gachet puis par le candidat d'extrême droite Guillaume Roit-Levêque. Les premiers désaccords sont arrivés dès le deuxième sujet, le versement mobilité. En effet, les entreprises doivent prendre en charge les abonnements transports des salariés et, certains entrepreneurs jugeaient que cette taxe n'était pas à la hauteur des investissements actuels. Dans un premier temps, tous ont déclaré qu'il n'y aura pas de hausse supplémentaire. Alexandre Mulatier-Gachet a rappelé sa volonté de mettre en place un tramway à Annecy, une idée peu crédible pour ses adversaires. "Des travaux et des coûts trop lourds" pour Guillaume Roit-Levêque et un un projet "impossible avec des risques de surcoûts" pour Antoine Armand. Selon ce dernier, la priorité est à la cadence des bus et à des horaires élargis.

Côté logements, des dissonances là aussi. Le député haut-savoyard a débuté en rappelant que "l'encadrement des loyers n'a marché nulle part" et qu'il voudrait mettre en place un contrat de travail lié au bail de location pour faciliter l'installation des salariés. Pas de réquisition des logements pour le candidat non plus. Jean-Luc Rigaut est rapide sur la question, partageant l'avis d'Antoine Armand, une situation qui va régulièrement se répéter au cours de la soirée. La situation change quand le candidat de la gauche prend la parole puisqu'il veut l'encadrement des loyers et considère que, non seulement "ça n'a pas été un échec partout" et que la comparaison avec d'autres communes ne fait pas sens. Enfin, le Rassemblement National se position du même côté que les deux hommes de droite, sans encadrement.

Circulation et sécurité

Voilà un sujet attendu par Guillaume Roit-Levêque, la sécurité. Il demande plus de policiers municipaux et une mairie plus ferme. A gauche, Alexandre Mulatier-Gachet rappelle que la police "ne va pas tout régler" et qu'il faudrait plutôt rallumer en ville et faire de la prévention. Une déclaration qui a fait sourire dans la salle, Antoine Armand rappelant d'ailleurs que c'est lui-même qui avait décidé d'éteindre dans un premier temps. Le député ajoute la volonté de remettre les caméras de surveillance en état et le déploiement d'une brigade cynophile. Là aussi, l'ancien maire d'Annecy s'est rangé derrière ces propos.

Niveau circulation, Jean-Luc Rigaut souhaite retirer les sens interdits et créer un parking sous la préfecture. Idem pour le candidat Rassemblement National qui aimerait aussi un second parking sur le site de l'ancien Hôtel de police quand il aura déménager. Antoine Armand expédie le sujet en répondant simplement qu'il veut 30 minutes de stationnement gratuites en ville. Enfin, l'actuel Premier adjoint poursuit son développement cyclable et piéton en admettant qu'il faudra ajuster le plan de circulation.