Sommet anti-G7 : « Il y a des risques importants » pour l’organiser sur l’aérodrome d’Annemasse

Sommet anti-G7 : « Il y a des risques importants » pour l’organiser sur l’aérodrome d’Annemasse
Image d'illustration

Du 15 au 17 juin 2026 aura lieu le G7 et on ne sait toujours pas où pourront manifester les opposants à ce sommet international. Ce qui est certain, c'est que l'aérodrome d'Annemasse a refusé pour des raisons de sécurité.

C'est un véritable casse-tête pour les services de l'État.

Alors que le G7 approche à grands pas, la préfecture de Haute-Savoie n'a pas encore défini l'endroit où pourront manifester les opposants à ce sommet. Si l'aérodrome a été envisagé, les dirigeants de la structure y sont opposés.

« On a été informés tardivement de ce que souhaitait faire la préfecture en installant des opposants au G7 sur l’aérodrome, oubliant complètement que, si cela avait été fait en 2003, la configuration n’est plus la même aujourd’hui, explique Bernard Chevassu, président de l'aérodrome. Il y a des risques liés au fait que l’emplacement sur lequel étaient précédemment installés les opposants est désormais occupé par un hangar de 1 500 mètres carrés où se trouvent des avions. Nous avons également installé des lampes pour les vols de nuit tous les 50 mètres. Elles sont fragiles et coûtent cher. Si on les laisse allumées, il y a un risque important d’électrocution et, si on les éteint, elles pourraient être détruites. »

Les tractations se poursuivent donc pour la préfecture de Haute-Savoie, qui a moins de trois semaines pour que tout soit en ordre.