G7 : "Entrave démocratique", il n'y aura finalement pas de contre-sommet

G7 : "Entrave démocratique", il n'y aura finalement pas de contre-sommet

La coalition NO G7 France a annoncé qu’elle renonçait à organiser un contre-sommet en marge du G7 prévu à Évian.

Dans un communiqué de presse, le collectif affirme que cette décision résulte "d'exigences irréalistes imposées par la préfecture" et de préoccupations liées à la sécurité des participants. Selon le communiqué, la coalition estime que les exigences formulées par la préfecture à quelques semaines du sommet rendent l’organisation d’un village militant impossible dans des conditions jugées satisfaisantes. 

Le collectif affirme avoir proposé en amont plusieurs conditions pour garantir un accueil sécurisé des participants. Parmi celles-ci figuraient la réquisition d’un terrain par la préfecture, comme cela avait été fait en 2003, ainsi que la mise en place d’un village en Suisse afin de répartir les flux de manifestants entre les deux pays.

Le G7, un camp de "la guerre et de l'autoritarisme"

Dans son communiqué, la coalition critique vivement la gestion du dossier par la représentante de l’État, la préfète Emmanuelle Dubée. Elle dénonce un "simulacre de concertation", des changements de position concernant les sites envisagés, ainsi qu’une absence de participation à certains échanges avec le collectif. Ce dernier remercie néanmoins les services municipaux d’Annemasse pour leur implication, tout en alertant sur les conditions de travail des agents mobilisés dans le cadre des dispositifs préparatoires.

La coalition évoque également ce qu’elle considère comme une "surenchère sécuritaire", imputant aux autorités françaises et suisses les tensions et risques de troubles à l’ordre public. Elle critique la mise en place d’un dispositif sécuritaire jugé exceptionnel et coûteux, le comparant à "une entrave du droit démocratique à manifester".

Pour le collectif NO G7, l'organisation de ce sommet et "ce refus insidieux de la contestation démontre que les chefs d'Etats qui se réuniront à Evian [...] sont bien dans le camp de la guerre et de l'autoritarisme". Enfin, la coalition réaffirme son engagement en faveur de la liberté d’expression, de la libre circulation et de la contestation, en opposition à ce qu’elle considère comme des logiques de fermeture et de répression.