Lors de son dernier point presse sur l'organisation sécuritaire du G7, la préfète de Haute-Savoie expliquait ne pas avoir de nouvelles concernant le collectif NO G7 qui comptait tenir une manifestation à Annemasse et qui n'avait toujours pas déposé son dossier. Ce dossier ne sera donc pas déposé puisque le collectif a annoncé ce mercredi qu'il renonce à organiser un rassemblement, quelques jours après avoir également renoncé au village au parc Fantasia. Dans un communiqué, le collectif déclare estimer que "les conditions imposées par les autorités au nom de la sécurité entravent, de fait, l'organisation d'une manifestation". Sur ce point, la préfète Emmanuelle Dubée s'est déjà défendue, rappelant que les demandes sont les mêmes pour n'importe quel événement rameutant du monde, qu'il s'agisse d'une course, d'une manifestation ou d'une fête. Mais pour la coalition, cette réponse ne passe pas : "L'expression du désaccord de la population avec les grands projets inutiles et dangereux pour l'humanité et le vivant portés par les dirigeants du G7 est interdite de manière dissimulée."
"La liberté d'expression est toujours inscrite dans la loi"
Le collectif tient aussi à se détacher de quelconque rassemblement spontané qui pourrait voir le jour si "les militants sont injustement empêchés de se rendre à Genève pour exprimer une colère légitime". Cependant, en rappelant la Constitution française, la coalition tient à souligne que "la liberté de manifester est toujours inscrite dans la loi" et que "nos dirigeants effraient la population et cherchent à la décourager de manifester son opposition", évoquant par la même occasion la répression des Gilets jaunes, Sainte-Soline ou les altercations en 2003 liées au précédent G7 à Evian-les-Bains.
Ainsi, selon la préfecture de Haute-Savoie, une seule manifestation est pour l'instant prévue dans le département et aura lieu à Annecy le mardi 16 juin autour de la cause iranienne.






