Les Contamines-Montjoie : quelles règles pour préserver la réserve naturelle ?

Les Contamines-Montjoie : quelles règles pour préserver la réserve naturelle ?

Au cours de l'été 2026, la commune sera une nouvelle fois un lieu de passage très fréquenté par les randonneurs. Si cette affluence constitue une bonne nouvelle pour les commerces, la faune et la flore en souffrent, ce qui a conduit les autorités à prendre de nouvelles mesures.

La fréquentation ne cesse de croître dans la réserve naturelle des Contamines-Montjoie.

« Nous observons un véritable pic de fréquentation entre la mi-juillet et le 15 août, qui tend à s'élargir, estime Basile Dunand, maire des Contamines-Montjoie. Depuis la crise du Covid, la fréquentation a été multipliée par deux. En 2019, nous comptions 45 000 passages au col du Bonhomme. En 2025, ce chiffre a atteint 100 000. »

Une hausse qui n'est pas sans conséquences. Elle peut générer des conflits d'usage entre les randonneurs et les éleveurs, notamment en raison des chiens de protection, mais elle a également un impact sur la faune et la flore.

« Le piétinement provoque une véritable érosion des sols, que nous constatons sur le terrain, explique Maïlys Doucet, conservatrice de la réserve naturelle des Contamines-Montjoie pour Asters. Des milieux naturels, comme les pelouses alpines ou les zones humides, se dégradent progressivement. Certaines espèces ne trouvent plus les ressources nécessaires pour se nourrir. D'autres développent de mauvaises habitudes en consommant les restes de pique-niques laissés par les visiteurs, ce qui est néfaste pour leur survie. »

Face à ce constat, le bivouac est désormais interdit en dessous de 2 500 mètres d'altitude dans la réserve naturelle des Contamines-Montjoie.

Ne pas se baigner malgré la canicule

Une autre interdiction est également en vigueur : la baignade dans les plans d'eau.

« Nous avons constaté la présence de nombreuses algues dans le lac Jovet, alors qu'elles étaient beaucoup plus rares auparavant, poursuit Maïlys Doucet. Certaines sont nitrophiles, c'est-à-dire qu'elles se développent dans des milieux riches en nutriments. Or, le lac Jovet est un milieu très pur et naturellement pauvre en nutriments. Nous assistons aujourd'hui à une transformation de cet écosystème. C'est pourquoi nous avons souhaité limiter au maximum les pressions humaines. »

Cette interdiction s'applique également aux animaux de compagnie.