Plusieurs annonces ont été faites par la nouvelle équipe municipale concernant ce chantier.
« La phase de curage est terminée, explique Thomas Bouvard, adjoint au maire d'Annecy chargé des grands projets. L'ensemble des aléas liés à l'amiante et au plomb a été écarté. »
Une fois ces deux problématiques réglées, la municipalité a dû procéder à des « ajustements », selon ses propres termes, avec trois objectifs : terminer le bâtiment au plus vite, sans dépasser le budget et en toute transparence.
Concernant le volet financier, le montant total du projet s'élève, pour le moment, à 36 millions d'euros, contre 32 millions prévus initialement. L'indemnisation des assurances est, elle, de 22 millions d'euros.
Plusieurs modifications ont également été actées par la nouvelle municipalité.
Tout d'abord, les tuiles photovoltaïques ne verront pas le jour, car elles sont jugées trop chères au regard de leur rendement énergétique. Selon la mairie, elles auraient coûté plusieurs centaines de milliers d'euros.
Le café associatif ne sera pas non plus créé, car il ne correspond pas à la vision que la municipalité se fait d'un hôtel de ville. Le projet est donc suspendu. À la place, des bureaux seront aménagés.
La principale problématique concerne les corniches.
En avril dernier, Antoine Armand indiquait qu'un diagnostic devait être réalisé afin d'évaluer l'ampleur des dégâts. Ils sont finalement importants. « Leur état est préoccupant, reconnaît Thomas Bouvard. Soixante-quinze pour cent d'entre elles vont être retirées et remplacées par un ensemble en pierre et en béton. »