La saison de chasse approche, mais Les Écologistes souhaitent qu’elle ne débute pas partout aux dates prévues.
Dans un communiqué, la formation politique appelle les préfets des départements de la région à prendre des mesures spécifiques dans les secteurs les plus durement frappés cet été par les incendies, les fortes chaleurs et la sécheresse.
"Dans un tel contexte, ouvrir la saison de la chasse sans adaptation du calendrier ni mesures de protections spécifiques reviendrait à porter le coup de grâce à notre faune déjà épuisée", estime le parti.
Les Écologistes avancent le chiffre de plus de 117 000 hectares de forêts brûlés en France au 31 juillet, et mettent en avant les conséquences de ces incendies sur les animaux : mortalité, blessures, stress, manque d’eau, disparition de ressources alimentaires ou destruction des habitats.
Cerfs, chevreuils, sangliers, lièvres, lapins et oiseaux figurent notamment parmi les espèces citées.
Le parti réclame donc la création de zones de tranquillité dans les secteurs sinistrés, avec une suspension temporaire de la chasse mais également, lorsque cela se justifie, d’autres activités susceptibles de perturber la faune. L’objectif serait de laisser aux animaux survivants le temps de se nourrir, de se reproduire et de recoloniser progressivement les espaces touchés.
Des régulations ciblées resteraient possibles
Les Écologistes ne réclament toutefois pas l’arrêt de toute intervention sur la faune. Ils proposent que la suspension soit accompagnée d’un suivi local de l’état des populations animales et de la végétation. Si des déséquilibres étaient constatés, par exemple avec une concentration trop importante d’ongulés, le parti considère que l’État pourrait autoriser des opérations de régulation ciblées, limitées et évaluées.
La formation politique affirme que cette demande est soutenue par plusieurs associations et scientifiques et met en avant deux pétitions qui auraient recueilli, ensemble, près de 450 000 signatures.
"Si nous le savons, alors agissons en conséquence et protégeons ce qu’il nous reste à protéger", concluent Les Écologistes, qui demandent aux représentants de l’État de suspendre ou reporter l’ouverture de la chasse dans les territoires les plus affectés.






