Infirmiers libéraux : la Haute-Savoie et l'Ain rejoignent le dispositif d'aides

Infirmiers libéraux : la Haute-Savoie et l'Ain rejoignent le dispositif d'aides
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Depuis le 1er septembre 2026, l'Auvergne-Rhône-Alpes revoit son zonage infirmier pour renforcer l'attractivité des zones sous-dotées. Les territoires frontaliers de la Suisse, jusqu'ici exclus du dispositif, deviennent éligibles aux aides à l'installation. Faverges-Seythenex, La Roche-sur-Foron et Valserhône.

Depuis le 1er septembre 2026, une révision du zonage régional infirmier entre en vigueur en Auvergne-Rhône-Alpes. Objectif : favoriser l'installation et le maintien des infirmiers libéraux dans les zones où l'offre de soins reste fragile.

Pour y parvenir, l'Agence Régionale de Santé Auvergne-Rhône-Alpes (ARS ARA) et l'Assurance Maladie ont uni leurs forces afin de mobiliser pleinement les dispositifs conventionnels existants, pensés pour attirer et fidéliser les professionnels de santé.

Fait inédit en France : les territoires situés dans la zone d'attraction économique de la Suisse peuvent désormais, eux aussi, bénéficier d'aides financières.

Quelles zones sont concernées ?

Le dispositif touche notamment les bassins de vie de Faverges-Seythenex et de La Roche-sur-Foron, en Haute-Savoie, ainsi que celui de Valserhône, dans l'Ain — des territoires jusqu'ici exclus des aides.

Les infirmiers libéraux installés ou en cours d'installation dans une zone très sous-dotée peuvent désormais souscrire l'un des trois contrats incitatifs régionaux : le contrat d'aide à l'installation, le contrat d'aide à la première installation et le contrat d'aide au maintien.

Ces aides peuvent être majorées de 20 %, versés directement par la caisse d'Assurance Maladie. Au maximum, elles atteignent près de 45 000 € pour une première installation, 33 000 € pour une installation classique, et 3 600 €/an pour un maintien en activité.

Un coup de pouce pour l'accueil des étudiants

Autre volet du dispositif : un soutien pour les infirmiers qui s'investissent dans la formation des futurs professionnels. Un infirmier formé au tutorat qui accueille un étudiant en stage de fin d'études touche une rémunération complémentaire de 150 € par mois pendant toute la durée du stage.

Dans les zones les plus déficitaires, cette somme peut être majorée de 20 %, soit 30 € de plus par mois pour atteindre 180 € mensuels.