Le rendez-vous est fixé de 14h30 à 16h30, devant le magasin situé au 134 avenue de Genève. Les militants y brandiront des dessins au style enfantin représentant les conditions d'élevage réservées à une grande partie des animaux commercialisés par le groupe : truies en cage, veaux isolés après la séparation d'avec leur mère, ou encore canards de Barbarie déplumés et mutilés, entassés sans accès à l'eau. Cette dernière image reprend les constats d'une enquête de L214 publiée ce mercredi 16 septembre dans un élevage fournissant Carrefour.
L'opération emprunte les codes de la rentrée scolaire : les clients pourront signer une copie géante, remise à l'accueil du magasin à la fin de la mobilisation, pour soutenir la demande de l'association.
Cinq enquêtes en moins d'un an
Selon L214, près de 100 millions d'animaux terrestres sont abattus chaque année pour approvisionner les rayons de Carrefour, un volume atteint notamment grâce à la vente de nombreux produits issus de l'élevage intensif — certains commercialisés sous l'étiquette Filière Qualité Carrefour. L'association affirme avoir publié cinq enquêtes en moins d'un an sur les conditions d'élevage des animaux vendus par le groupe : lapins en cage, cochons dans des exploitations insalubres, cailles survivant parmi des cadavres, dindes confinées dans leurs déjections, et désormais les canards de Barbarie.
L214 demande à Carrefour de s'engager dans le Plant Protein Pact, un dispositif visant à réduire de moitié le nombre d'animaux tués par les enseignes qui l'adoptent. Un tel engagement épargnerait, selon l'association, 50 millions d'animaux par an.
Pauline di Nicolantonio, chargée de campagnes pour L214, résume : « La rentrée scolaire est à peine passée, et le bulletin de Carrefour est déjà mauvais ! Malgré les alertes, l'enseigne continue de recourir massivement à l'élevage intensif pour faire abattre près de 100 millions d'animaux par an. »






