Savoie : agent de sécurité condamné à 10 ans de prison pour le viol de sa belle-fille

Savoie : agent de sécurité condamné à 10 ans de prison pour le viol de sa belle-fille
Illustration - DR

La cour criminelle de la Savoie a condamné un agent de sécurité à dix ans de réclusion pour le viol de sa belle-fille, âgée de sept ans, et des agressions sexuelles sur trois autres adolescentes. Les faits remontent à une soirée de novembre 2020 à Saint-Pierre-d'Albigny. L'homme continue de nier.

Le dossier trouve son origine dans une soirée organisée en novembre 2020 au domicile de l'accusé, à Saint-Pierre-d'Albigny. Plusieurs jeunes filles avaient passé la nuit sur place. Les investigations ont ensuite conduit à des accusations visant quatre mineures. Selon Le Dauphiné Libéré, l'accusé était incarcéré depuis près de trois ans au moment de son procès. La peine finalement retenue est inférieure aux douze années de réclusion demandées par l'avocat général.

Une contestation maintenue jusqu'au verdict

Face aux accusations, l'homme n'a jamais reconnu les faits. Sa position est restée inchangée pendant toute la procédure et durant les trois jours d'audience. La défense a notamment contesté la façon dont certains témoignages avaient été recueillis. Une attention particulière a été portée à l'audition de la plus jeune victime, réalisée dans le cadre prévu pour recueillir la parole des enfants. L'avocat de l'accusé a estimé que certaines formulations employées lors de cet entretien pouvaient avoir influencé les réponses de la fillette.

Les débats ont également porté sur le contexte familial dans lequel les premières révélations étaient intervenues. La mère de l'enfant, qui s'était constituée partie civile, avait notamment déposé plainte avant de revenir sur ses déclarations.

Les témoignages au cœur des débats

Pour les parties civiles, les déclarations des quatre jeunes filles devaient au contraire être examinées dans leur ensemble. Leurs avocats ont défendu leur cohérence, alors que la défense cherchait à mettre en évidence les éléments susceptibles, selon elle, de fragiliser le dossier.

À l'issue des échanges, les jurés ont retenu la culpabilité de l'accusé et fixé sa peine à dix années de réclusion criminelle.