Face au refus des employés, le jeune homme a sorti une bombe lacrymogène de sa sacoche. Il a alors aspergé de gaz le gérant et plusieurs membres du personnel. Interpellé par les policiers quelques instants plus tard, il a été conduit au commissariat. Là, les forces de l'ordre ont tenté de vérifier son éventuel état alcoolique, mais l’intéressé a refusé de se soumettre à l’éthylomètre.
Lors de son audition, il a reconnu avoir utilisé la bombe lacrymogène contre les employés. Il a toutefois affirmé avoir agi en représailles à des violences dont il aurait été victime. Les images du Centre de supervision urbain ont permis aux enquêteurs de confronter cette version au déroulement des faits. Elles montrent bien que l’homme avait été violenté, mais après l’utilisation de la bombe lacrymogène et en réaction à celle-ci.
Le jeune homme a finalement été laissé libre. Il fera l’objet d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité ainsi que d’une convocation par procès-verbal. Il est notamment poursuivi pour des violences avec usage ou menace d’une arme ayant entraîné une incapacité de moins de huit jours, commises alors qu’il était en état d’ivresse, ainsi que pour son refus de se soumettre aux vérifications destinées à établir son état alcoolique.






