C’est à Annecy que s’est concrétisée une nouvelle étape de la coopération sanitaire entre la France et la Suisse. Réunie à la préfecture de la Haute-Savoie, l’Instance politique de coopération du Comité régional franco-genevois a permis la signature d’un protocole consacré à la prise en charge des enfants et adolescents atteints de cancer.
L’objectif est très concret : permettre, pour certains jeunes patients, de réaliser une partie de leur parcours de soins à Genève, au plus près de leur lieu de vie. Sont concernés les enfants et adolescents âgés de 0 à 18 ans domiciliés en Haute-Savoie ainsi que dans les arrondissements de Gex et de Nantua, dans l’Ain.
Moins de déplacements pour les familles
Pour les enfants concernés, cette possibilité peut représenter un changement important dans le quotidien. Les traitements contre le cancer nécessitent parfois des déplacements importants vers les établissements français spécialisés. Une organisation qui peut peser lourdement sur les familles, entre fatigue, contraintes professionnelles et familiales, mais aussi continuité de la scolarité.
Le nouveau protocole doit donc permettre, lorsque cela est médicalement pertinent, de rapprocher certains soins du domicile.
L’orientation vers Genève ne sera toutefois pas automatique. Elle pourra être envisagée sur indication médicale, à la demande des parents, après évaluation des équipes françaises des Hospices Civils de Lyon et du Centre Léon Bérard, en lien avec les Hôpitaux universitaires de Genève.
Un parcours de soins encadré
Au-delà de la possibilité de soins à Genève, l’accord fixe un cadre précis pour organiser ces prises en charge. Il définit notamment un circuit médical et administratif commun entre les différents partenaires français et suisses, afin d’assurer la continuité et la cohérence du parcours de chaque jeune patient.
Le protocole a été signé par la République et canton de Genève, les Hôpitaux universitaires de Genève, l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes, les Hospices Civils de Lyon, le Centre Léon Bérard, le Centre national des soins à l’étranger de l’Assurance Maladie et la CPAM de Haute-Savoie.
Cette nouvelle coopération s’inscrit dans le cadre de l’accord franco-suisse de 2016 sur la coopération sanitaire transfrontalière. Elle vient compléter des dispositifs déjà existants dans les domaines des urgences, de la dialyse et du caisson hyperbare.
À travers cet accord, l’enjeu est donc de concilier proximité des soins, sécurité médicale et amélioration de la qualité de vie des jeunes patients et de leurs familles.






