Tout commence le 30 septembre, vers 22H, rue de Genève. Une patrouille de la BAC d’Annemasse contrôle deux jeunes circulant sur une trottinette électrique. L’un d’eux se rend dans un box où les policiers découvrent le stock, rapporte Le Dauphiné Libéré. Les artifices, de catégorie F2, comptaient chacun 180 coups. L’ensemble des produits a été saisi.
Les deux jeunes ont été arrêtés et placés en garde à vue. L’un, âgé de 17 ans, détenait également plus de 18 grammes de résine de cannabis.
La procédure le concernant a été classée sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée. Pour l’autre, une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité et une convocation par officier de police judiciaire sont mentionnées.
Dans un espace fermé, les artifices peuvent provoquer un incendie ou une explosion menaçant le voisinage. Leur utilisation détournée entraîne aussi des blessures et des troubles à l’ordre public. Quant au protoxyde d’azote inhalé à des fins récréatives, il peut notamment causer des brûlures par le froid, des pertes de connaissance et des lésions neurologiques irréversibles, ainsi que des accidents de la route.
Après les incidents devant plusieurs lycées depuis le 30 septembre, un arrêté préfectoral du 6 octobre a interdit la vente et le transport des artifices F2 et F3 et restreint la détention et l’usage de tous les artifices dans l’espace public et autour des rassemblements. Il interdit aussi aux particuliers l’achat et le transport de carburants en récipients, ainsi que le commerce, le transport et l’usage d’acide sur la voie publique et dans les rassemblements.






