Alpes : Evolution positive du gypaète barbu, une excellente nouvelle pour Asters

Alpes : Evolution positive du gypaète barbu, une excellente nouvelle pour Asters

Le gypaète barbu est un vautour bien connu des nos Alpes. Si son évolution est aujourd'hui positive, il reste un animal protégé.

Ce vautour, reconnaissable à sa queue en forme de losange et à son vol en planeur comparable à un parapentiste, est une icône de nos Alpes. Il est grandement protégé par plusieurs associations, c'est le cas aussi du côté d'Asters, conservatoire d'espaces naturels de Haute-Savoie qui a fait de cet animal l'un des piliers du projet "Alpes vivantes". Ce dernier veut protéger le vautour ainsi que le chardon bleu, une grande fleur résistante à la sécheresse. Ce projet a justement été récompensé par la Fondation du Patrimoine à hauteur de 70 000 euros. Une enveloppe essentielle selon Marie Heuret, responsable du service scientifique technique chez Asters : "Cette aide va aller sur les actions déjà identifiées, le centre d'élevage et pour promouvoir les munitions en plomb pour les chasseurs et les faire tester."

"Le gypaète nous apprend la patience"

A l'heure actuelle, l'objectif est de soutenir le centre d'élevage de Domancy, unique en France, qui permet de réintroduire l'espèce en Europe et de préserver les sites de reproduction. Si aujourd'hui, la courbe d'évolution est positive, la situation reste tendue : "Six à huit cas de morts supplémentaires par an feraient inverser la tendance." Et pour éviter cela, Asters veut lutter contre les causes de mortalité, notamment les pylônes et câbles aériens qui ne sont pas toujours visualisés correctement par le gypaète barbu. Avec une pointe d'humour, Marie Heuret souligne que c'est un processus long : "Le gypaète nous apprend la patience. Il ne se reproduit pas avant 7 ou 8 ans et donne en moyenne un jeune à l'envol tous les 2 à 3 ans, ce qui est long et explique la fragilité de l'espèce", explique la responsable. Pour autant, le nombre de gypaète continue d'augmenter et représente une vraie bonne nouvelle. En 2026, on décompte 30 couples qui se reproduisent dans les Alpes.

Et si vous voulez aider le gypaète, vous pouvez aussi voter pour le prix du public de la Fondation du Patrimoine entre le 19 et le 31 octobre. Et si jamais vous observer un gypaète dans la nature, le conservatoire d'espaces naturels accepte volontiers toute transmission d'informations.