Comment protéger les boutiques avant la nouvelle manifestation annoncée samedi ?
Dans le centre-ville de Chambéry, les commerçants attendent des consignes, rapporte Le Dauphiné libéré. Les Galeries Lafayette ont déjà subi trois pillages : samedi après-midi, le même soir vers 21h, puis dans la nuit de dimanche à lundi. Leur directeur réclame une ligne claire de la préfecture pour organiser la suite.
La Fnac, place de Genève, reste également dans le viseur. Une affiche créée par intelligence artificielle et diffusée sur TikTok appelait à prendre le magasin pour cible lundi 19 octobre à 13h 30. En quelques heures, la publication a recueilli des milliers de vues et de commentaires. Certains internautes envisageaient d’y participer, d’autres suggéraient de décaler l’action au 24 octobre.
Samedi 17 octobre, environ 200 personnes cagoulées et habillées de noir avaient déjà tenté de pénétrer dans l’enseigne, où se trouvaient une dizaine de clients. Les agents avaient tout juste eu le temps d’abaisser le rideau métallique et de mettre les personnes présentes à l’abri. Après vingt minutes de coups et de projectiles, les portes avaient cédé, mais la grille avait tenu.
Après la Fnac, les assaillants avaient forcé la porte de Lacoste, désormais protégée par de la tôle. Son gérant attend les consignes de sa direction et de la préfecture, tandis que le café-vélo Fringale envisage d’ouvrir sans terrasse et de ranger du matériel. Selon Le Dauphiné libéré, un autre commerçant évoque la possibilité de s’armer, face à des rumeurs non confirmées de casseurs armés.
L’Union des commerçants réclame des renforts de CRS pour le 24 octobre, malgré des moyens limités. Selon un vigile, deux voitures de police ont surveillé la Fnac jusqu’à 15h lundi, sans attaque. Dès mardi matin, de nouvelles menaces visaient toutefois l’enseigne et d’autres boutiques.






