Le couperet est tombé pour les amateurs de sauts. En raison d'un bassin de chevaux d'obstacles jugé trop restreint dans la région, à peine 199 animaux recensés dans un rayon de 500 km, loin derrière Lyon ou Moulins, France Galop a choisi de centraliser cette spécialité sur des structures plus porteuses.
Cette décision s'inscrit dans un plan d'économies structurelles réclamé par l'État aux sociétés mères du PMU, dont le réseau enregistre une baisse drastique de sa patientèle depuis une décennie. Plutôt que de disperser les professionnels aux quatre coins du pays, la stratégie vise à maximiser le nombre de partants par réunion pour redynamiser les enjeux.
Sauver l'essentiel et réinventer le site
Pour la structure savoyarde, le choc est amorti. Si les obstacles disparaissent laissant d'ailleurs en suspens l'avenir du matériel tout juste rénové en 2025 pour plus de 230 000 euros, l'hippodrome ne perd pas au change en termes de volume d'activité. Il récupère en effet les épreuves de plat de Divonne-les-Bains, préservant ainsi ses précieuses réunions prénium, comme le relatait récemment Le Dauphiné Libéré.
Fort de sa position géographique stratégique, unique bastion majeur entre Cagnes-sur-Mer et Strasbourg à l'extrême Est, le président de la Société des courses Claude Rouy entend bien peser dans les négociations à venir. Son objectif : décrocher une journée de galop supplémentaire et, clin d'œil ironique au matériel laissé orphelin, imaginer dès 2027 un grand concours de saut d'obstacles (CSO) équestre pour diversifier l'activité du site. Une manière habile de transformer une contrainte réglementaire en tremplin pour l'avenir de la filière équine locale.






