Haute-Savoie : un ancien baby-sitter jugé pour des viols sur cinq jeunes enfants

Haute-Savoie : un ancien baby-sitter jugé pour des viols sur cinq jeunes enfants

Ouvert ce lundi 2 novembre, le procès d'un trentenaire s'est ouvert devant la cour criminelle départementale de Haute-Savoie. L'homme comparaît pour des actes de viol commis sur cinq enfants qu'il gardait en tant que baby-sitter, des faits révélés au printemps 2023 après l'alerte lancée par une grand-mère.

L'affaire éclate en avril 2023 lors des vacances de printemps. Une mère de famille annécienne, se retrouvant subitement sans solution de garde pour ses deux enfants de 4 et 6 ans après le désistement d'une assistante maternelle, recrute un jeune homme du quartier via une petite annonce déposée dans des boîtes aux lettres.

À peine deux semaines après le début de la garde, les enfants confient à leur grand-mère des attouchements et des actes de pénétration anale, résumés par ces mots : "On n’aime pas le baby-sitter, il fait des massages dans le dos, jusqu’aux fesses." Une plainte immédiate est déposée, conduisant à l'interpellation du suspect en plein trajet vers une nouvelle prestation de garde.

Un profil pédophilique et d'autres victimes identifiées

Placé en garde à vue, l'accusé présente un comportement instable, se frappant notamment la tête contre les murs. Les perquisitions menées dans son véhicule et son matériel informatique permettent aux enquêteurs de découvrir des centaines de vidéos pédopornographiques et des images de violences extrêmes sur mineurs. Interrogé, il expliquait visionner ces contenus en période de stress.

L'enquête et les expertises psychiatriques ont mis en lumière un profil pédophilique, l'intéressé affirmant lui-même avoir subi des abus durant son enfance. Face aux juges de la cour criminelle, l'accusé a reconnu l'ensemble des faits et a admis s'en être pris à d'autres enfants qui lui avaient été confiés par des membres d'une association culturelle, portant à cinq le nombre total de jeunes victimes identifiées. Questionné sur sa dangerosité potentielle, il a répondu s'estimer "encore dangereux" et nécessiter un suivi au long cours en détention, comme le relate Le Dauphiné Libéré.