Albertville : simple chauffeur pour son compagnon dealer, elle écope de six mois avec sursis

Albertville : simple chauffeur pour son compagnon dealer, elle écope de six mois avec sursis
Crédit Photo : Justice.fr

Le tribunal correctionnel d'Albertville a condamné, ce vendredi 30 octobre, une jeune mère de 20 ans à six mois de prison avec sursis. Elle était poursuivie pour avoir fait office de chauffeur à son petit ami, lui évitant ainsi d'avoir à prendre le volant pour ses livraisons de cannabis en raison de l'annulation de son permis.

La chute du couple trouve son origine dans un signalement anonyme transmis au commissariat d'Albertville début janvier 2026. L'information, rapidement prise au sérieux, décrivait des va-et-vient réguliers d'une voiture suspectée d'abriter des transactions illicites à travers la commune.

Le 13 janvier, la surveillance discrète mise en place par les policiers porte ses fruits. Sur le parking d'une résidence, les fonctionnaires observent en direct un acheteur se procurer pour 100 euros de résine de cannabis auprès du passager du véhicule. L'intervention immédiate des forces de l'ordre permet d'interpellations simultanées. À bord de la voiture se trouvent le suspect de 34 ans, la conductrice, ainsi que le bébé de cette dernière âgé d'un an. La perquisition du domicile du trentenaire permettra de mettre la main sur 200 grammes de résine, 5 000 euros en espèces et le matériel nécessaire au conditionnement.

Une défense balayée par les magistrats

Placé en comparution immédiate, le principal mis en cause n'a pas cherché à nier son implication. Il a admis sans détour avoir exploité sa compagne comme chauffeur attitré plusieurs fois par semaine pour approvisionner sa clientèle, son propre permis de conduire lui ayant été retiré.

Face aux juges, la jeune femme a tenté de minimiser son rôle, plaidant l'ignorance totale quant aux activités délictueuses de son compagnon et rejetant la faute sur l'utilisation de son téléphone portable pendant les trajets. Une version que le président d'audience a sèchement écartée au vu de la promiscuité dans l'habitacle et de la récurrence des déplacements.

Insistant sur le fait que la prévenue n'était certes pas le cerveau du trafic mais qu'en tenant le volant, elle s'était rendue complice de l'infraction, le parquet a requis une sanction dissuasive. Le tribunal a suivi ces réquisitions en prononçant une peine de six mois de prison avec sursis, assortie d'une dispense d'inscription au casier judiciaire, conformément à la plaidoirie de la défense assurée par Me Claudio Adduci.