« On est tous une petite famille » : Ma toute petite école, la pépite savoyarde qui enchante le grand écran

« On est tous une petite famille » : Ma toute petite école, la pépite savoyarde qui enchante le grand écran

En salles ce mercredi 4 novembre 2026, le nouveau documentaire de Pascal Plisson, Ma toute petite école, braque les projecteurs sur le quotidien vibrant du hameau de La Gurraz, à 1 600 mètres d'altitude en Savoie. Une plongée lumineuse et sans filtre au cœur d'une classe de dix élèves, où la musique fait désormais battre le pouls de tout un village.

Dans cette classe unique de dix élèves, Sylvie Mercier a bousculé les codes traditionnels pour inventer un enseignement sur mesure. L'institutrice s'investit pleinement au quotidien auprès de chaque enfant : « Là je me retrouve avec une classe de dix élèves. Là c'est du travail individualisé en fait, je prends beaucoup plus de temps pour chaque enfant. On travaille beaucoup par projets, il faut fédérer le groupe. Je suis vraiment au même niveau que mes élèves ».

Une alchimie de village où la séparation entre école et vie privée s'efface naturellement. « On habite tous côte à côte, on est dans le même village, on passe notre temps ensemble. Il y a un lien beaucoup plus fort que ce que j'ai pu avoir avec mes autres élèves pendant trente ans », résume l'enseignante. Et chez les enfants, le constat est tout aussi spontané : « J'ai l'impression que là, on est tous une petite famille en fait ».

« Ça bouleverse la relation »

Au-delà des cours, le projet musical est venu bousculer les habitudes des sommets, comme le confirme Alain Emprin, maire de Villaroger : « Orchestre à l'École, c'est quelque chose qui bouleverse, au-delà de la matière musicale, la relation entre les élèves et le corps enseignant ». L'élu met en avant cette posture côte à côte : « Les instituteurs, les institutrices, les assistants pédagogiques sont du côté des enfants. [...] Vous imaginez bien que cet engagement du corps enseignant à côté des enfants, change la donne dans toutes les matières et dans le quotidien de l'école ».

Pour l'édile, la pratique de l'instrument devient une véritable école de vie : « C'est s'écouter, c'est s'attendre, c'est se respecter, travailler ensemble, c'est avoir une certaine discipline collective. Ces qualités-là débordent largement le cadre de la pratique musicale ». Des leçons de vie qui ont mené les bambins des sommets savoyards jusqu'aux mythiques studios Ferber à Paris pour y enregistrer la bande originale du film.

Le coup de cœur du réalisateur

Plongé pendant un an dans cette enclave perchée entre Sainte-Foy et Tignes, Pascal Plisson ne cache pas son émerveillement face à cette communauté de montagne. « J'ai trouvé dans ce village tout ce que je cherchais ailleurs en fait. C'est-à-dire un petit village, une petite école, la plus petite de France ou une des plus petites de France, des gens dans le village extraordinaires », confie le réalisateur. Suivre ces apprentis musiciens sur une année complète s'est imposé comme une évidence, porté par la générosité des habitants : « Ils étaient tellement ouverts d'esprit, tellement sympas, que finalement on faisait partie de la classe ».

 


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