Votre ville : CHAMBERY | Changer de ville

Savoie : le ton monte entre agriculteurs et forces de l'ordre

Savoie : le ton monte entre agriculteurs et forces de l'ordre
Discussion houleuse entre gendarmes et membres de la Confédération paysanne à Albens.

Mercredi 14 janvier 2026, les forces de l'ordre sont intervenues sur le blocage organisé par la Confédération paysanne. Les gendarmes ont indiqué que des verbalisations pourraient être effectuées si les tracteurs étaient stationnés sur la voie publique.

Depuis près d'une semaine, les membres de la Confédération paysanne de Savoie et de Haute-Savoie sont mobilisés à Albens pour bloquer l'accès au dépôt pétrolier et crier leur colère.
« Je suis convoqué à la gendarmerie d’Aix-les-Bains et j’ai eu une amende de 650 euros pour le tracteur, mais on ne va pas s’arrêter là, explique Manuel Arandel, membre de la Confédération paysanne. C’est l’État qui nous délogera avec la violence, mais on restera pacifistes et déterminés. »

Vers 10 heures, les gendarmes étaient sur place et le ton est monté entre certains éleveurs et les forces de l'ordre. Manuel Arandel leur a notamment indiqué qu'ils étaient en train de perdre la confiance de la profession.
De leur côté, les gendarmes ont expliqué que les tracteurs ne devaient pas être sur la voie publique.

Quelles revendications ?

Comme depuis jeudi 8 janvier, les éleveurs expriment les mêmes demandes au lendemain des annonces de Sébastien Lecornu concernant une loi d'urgence agricole votée d'ici cet été. « La première revendication concerne la fin de l’abattage total des troupeaux et donc le changement de protocole par rapport à la dermatose nodulaire contagieuse. Mais là-dessus, il n’y a rien eu dans les annonces du Premier ministre, relève Manuel Arandel. Nous souhaitons l’arrêt de l’abattage total des troupeaux, mais seulement ceux qui sont réellement malades, de les confiner dans les bâtiments et de les surveiller. On souhaite également un élargissement de la vaccination à toute la France. »

En revanche, concernant le traité de libre-échange avec les pays du Mercosur, il ne se fait plus d'illusions. « L'accord va être signé, il ne faut pas rêver, indique-t-il. En revanche, on peut avoir des annonces nationales sur la souveraineté alimentaire, l’aide à l’agriculture locale ou le revenu agricole. Mais on ne les a pas entendues dans les annonces du Premier ministre. »