Votre ville : AIX LES  BAINS | Changer de ville

Vallée de l'Arve : l'ombre de Pierre-Edouard Stérin plane au-dessus de la législative partielle

Vallée de l'Arve : l'ombre de Pierre-Edouard Stérin plane au-dessus de la législative partielle

Dimanche 25 janvier 2026, les électeurs de la 3ᵉ circonscription de Haute-Savoie sont appelés aux urnes pour élire le remplaçant de Christel Petex. Antoine Valentin, candidat de l’UDR, pourrait réaliser un score important.

Moins de deux ans après la dissolution de juin 2024, les électeurs de la troisième circonscription de Haute-Savoie sont de nouveau appelés aux urnes pour choisir leur député. Christel Petex a présenté sa démission en novembre 2025 et sera donc remplacée.

Parmi les prétendants au siège de député figure Antoine Valentin, actuel maire de Saint-Jeoire. Déjà présent au second tour en 2024, il avait obtenu 43,8 % des suffrages exprimés, un score insuffisant pour lui permettre d’être élu à l’Assemblée nationale.
Cette année, il tente toutefois à nouveau sa chance et apparaît comme l’un des candidats les mieux placés pour l’emporter, dans un contexte où l’on ne sait pas si le front républicain sera aussi solide que lors du précédent scrutin.

Une dimension nationale

Une situation qui inquiète notamment les responsables politiques de gauche au niveau national.
« Ce qui se passe ici a un impact national, parce qu’il y a une gauche démocratique, sans compromission, portée par Anthony Penhouët, qui assume un cap clair de rupture avec le populisme et La France insoumise, explique Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique. En face, il y a l’extrême droite, qui veut faire de la circonscription un laboratoire pour l’avenir, celui d’une extrême droite qui absorberait la droite. »

Si le député européen insiste sur cette dimension nationale, c’est en raison du profil d’Antoine Valentin. En plus de son appartenance à l’Union des droites pour la République (UDR), présidée par Éric Ciotti et alliée au Rassemblement national, le maire de Saint-Jeoire est cofondateur de Politicaé, une structure visant à soutenir les candidats les plus à droite lors des élections municipales de 2026. Celle-ci est notamment financée par Pierre-Édouard Stérin.

Homme d’affaires, ce dernier souhaite voir des partis comme l’UDR accéder au pouvoir. Pour Raphaël Glucksmann, cette élection constitue ainsi un véritable test pour mesurer la capacité d’influence de Pierre-Édouard Stérin.
« Son enjeu est une immense bataille culturelle, idéologique et politique pour que la France devienne ce que les États-Unis sont en train de devenir, ou ce que la Hongrie est devenue : un pays autoritaire, réactionnaire et xénophobe, affirme-t-il. Et nous ne nous résoudrons jamais à ce que la France bascule dans ce sens. Partout où il y aura un combat à mener, vous me trouverez, parce que la France n’est pas ce que M. Stérin veut en faire. »