JO 2026 : "un gros bonus de vivre ça avec ma jumelle" pour Jules Chervet

JO 2026 : "un gros bonus de vivre ça avec ma jumelle" pour Jules Chervet
@Jules Chervet

Lundi 9 février, le sauteur à ski chamoniard disputera sa première olympiade aux côtés de sa soeur Emma, également engagée dans la même discipline chez les femmes.

Les Jeux Olympiques sont faits de belles histoires, et celle-ci en est une. Au sein de la délégation de saut à ski, on retrouve notamment deux licenciés du club de Chamonix, tous deux nés le 31 décembre 2003. Jules et Emma Chervet pratiquent le même sport depuis l’enfance.
« C’est chouette de pouvoir vivre cette première expérience à deux, indique Jules. On a grandi ensemble, on a fait des années de lycée ensemble, toujours dans la même classe. C’est un gros bonus de vivre ça avec ma sœur et avec mes amis, car ce sont des personnes que je vois tous les jours depuis sept ou huit ans. »

Mais au-delà de la présence de sa sœur lors de cet événement, Jules veut vivre ce moment le plus intensément possible.
« Ce seront mes premiers JO, donc je vais essayer de vivre l’expérience à fond. Rassembler tous ces athlètes avec le même objectif de performance, c’est incroyable, explique-t-il. C’était un objectif de carrière de représenter la France aux Jeux, donc je suis fier de ça et j’espère vivre une expérience de folie à Milan-Cortina. »

Une discipline peu suivie du grand public

Contrairement au biathlon ou au ski alpin, le saut à ski ne bénéficie pas de fortes audiences en dehors des Jeux Olympiques. Cette compétition peut donc être bénéfique à tout un écosystème.
« Le saut à ski n’est pas très médiatisé, surtout en France, mais les JO peuvent apporter beaucoup de visibilité, notamment en vue des Jeux de 2030, en montrant notre sport au grand public. »

En effet, les téléspectateurs ne comprennent pas toujours très bien le fonctionnement de l’attribution des points à chaque athlète.
« Le principe fondamental est que celui qui vole le plus loin gagne la compétition, mais il y a aussi des notes de style à additionner selon plusieurs critères, notamment l’esthétique, avec le télémark à la réception, et la stabilité. En l’air, on doit avoir une position tonique, explique Jules Chervet. Il y a également des compensations liées à la barre d’élan. Si on la baisse, on réduit l’élan, donc on obtient des points en plus, et si on la remonte, on a des points en moins. C’est la même chose avec la force du vent : s’il est de face, il nous aide, alors que s’il vient de derrière, il nous pénalise. »

Chaque compétition se déroule de la même manière, en trois phases.
Lors des qualifications, les cinquante meilleurs sont retenus. Lors du deuxième passage, seuls les trente plus performants restent en lice, avant le dernier saut, celui de la course à la médaille.