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1er mai : « certains vont tenter de faire travailler leurs salariés en espérant ne pas être réprimandés »

1er mai : « certains vont tenter de faire travailler leurs salariés en espérant ne pas être réprimandés »
Image d'illustration

Vendredi 1er mai, les salariés de nombreux secteurs ne pourront finalement pas travailler après l'abandon du projet de loi par le gouvernement.

Les fleuristes sont en colère après la décision du gouvernement de ne pas revenir sur l’interdiction de travailler lors de la fête du Travail.
« Nous sommes très déçus par ces mesures qui nous paraissent d’une logique implacable : un employé fleuriste doit pouvoir travailler le 1er mai, une fête qui tourne autour d’une fleur, estime Yann Marin, président du syndicat des fleuristes des Pays de Savoie. Les salariés sont souvent très contents, car ils bénéficient d’une majoration de leur paie. »

Que faire ce jour-là ?

Plusieurs options s’offrent alors aux fleuristes.
La première est d’ouvrir sans faire travailler leurs salariés, comme le prévoit la loi. Mais elle comporte des risques, car il faut être en mesure de satisfaire tous les clients, ce qui est difficile lorsqu’on est seul.

La deuxième consiste à fermer boutique. « Acheter des brins de muguet représente un investissement, et nous faisons face à une forte concurrence des vendeurs à la sauvette et des grandes surfaces. Ce n’est donc pas forcément une fête facile pour nous, explique Yann Marin. Et vu les bâtons dans les roues que nous mettent les politiques, certains collègues préfèrent fermer, et c’est malheureux. »

Enfin, d’autres fleuristes braveront certainement cette interdiction. « Certains confrères vont tenter de faire travailler leurs salariés en espérant ne pas être sanctionnés, indique-t-il. Nous sommes dans le flou, et c’est bien dommage, car une loi aurait pu clarifier tout cela l’an passé. Mais la situation perdure et nous ne sommes pas aidés pour travailler. »