Affaire Anthony Granger : « quelqu’un s’est confié à moi me rapportant des faits d’agression sexuelle et de viol »

Affaire Anthony Granger : « quelqu’un s’est confié à moi me rapportant des faits d’agression sexuelle et de viol »

Dans l’entre-deux-tours des élections municipales d’Annecy en mars 2026, l’ancienne conseillère municipale Cécile Boly a effectué un signalement auprès de la procureure concernant le nouveau premier adjoint d’Annecy.

Mercredi 27 mai 2026, Anthony Granger se défendait des accusations d'agressions sexuelles formulées dans le média La Lettre.
Ce dernier indiquait notamment que Cécile Boly, ancienne conseillère municipale, avait déclenché un article 40, qui permet à un élu de signaler à la justice un crime dont il a eu connaissance.

« Quelqu’un s’est confié à moi en me rapportant des faits d’agression sexuelle et de viol. C'était avant le premier tour (le 12 mai, NDLR), explique l'ancienne édile. Dans l’entre-deux-tours, j’ai signalé ces faits via un article 40. Un élu doit, quand il a connaissance d’un crime, le signaler à la procureure. Si on ne le fait pas, on peut être poursuivi pour non-dénonciation de crime et c’est ce qui a guidé mon choix. »

Depuis, une enquête préliminaire a été ouverte par la justice et Cécile Boly a été entendue à deux reprises par les enquêteurs.

Un bulletin qui interroge

De plus, elle s'interroge sur un autre fait survenu le soir du premier tour des élections municipales lorsqu'elle dépouillait les urnes. « J’ai reçu un bulletin avec quelque chose d’écrit qui parlait de la même chose, indique-t-elle. Que ce soit par rapport à cette enquête, qui n’en est qu’au stade préliminaire, ou à toute autre affaire, je ne peux que vous enjoindre d’oser, de vous faire entourer et d’aller parler. On ne peut pas rester dans le silence, c’est important d’en parler. »

Dans cette affaire, le premier adjoint indique réserver ses déclarations aux enquêteurs, même s'il assure n'avoir « rien commis de répréhensible ».

Il est présumé innocent.