Gravement blessé après avoir été percuté par un bloc rocheux alors qu'il luttait contre les flammes, le caporal Baptiste Gerfaud Valentin n'a pas survécu.
« Selon les éléments portés à notre connaissance, le feu progressait dans des secteurs difficiles, voire inaccessibles, et menaçait de se rapprocher d'une route. Les camions-citernes feux de forêt étaient engagés afin de faire barrage et d'empêcher le feu de franchir cet axe, indique le communiqué du Syndicat des sapeurs-pompiers volontaires de France. Des filets de protection avaient été installés afin de limiter les chutes de pierres et de rochers sur la route. Mais, sous l'effet de l'incendie, des blocs se seraient détachés et seraient tombés sur la chaussée. »
Au-delà de la profonde tristesse qui touche la profession, une vive colère s'exprime également.
« Depuis des mois, nous alertons sur l'épuisement du modèle de sécurité civile, sur la pression opérationnelle grandissante, sur le manque de moyens humains, sur la fatigue des personnels et sur l'utilisation de plus en plus massive des sapeurs-pompiers volontaires comme variable d'ajustement d'un système qui tient trop souvent grâce à leur engagement, explique Bruno Ménard, secrétaire général du mouvement. Nous avons alerté, écrit, prévenu que le système était à bout de souffle et annoncé que le drame finirait par arriver. »






