Dans un communiqué diffusé vendredi 14 août, le syndicat estime que cette réforme instaure une "présomption de légitime défense" au bénéfice des membres des forces de l’ordre lorsqu’ils font usage de leur arme. Pour l’UL CGT, ce dispositif ferait peser davantage la charge de la preuve sur les victimes et constituerait une évolution préoccupante du cadre entourant l’usage de la force.
La CGT dénonce un texte jugé dangereux
Le syndicat inscrit ce vote dans un contexte qu’il considère comme une succession de mesures sécuritaires et de restrictions des libertés publiques. Il cite notamment les mouvements sociaux des dernières années, les mobilisations agricoles et celles des pompiers de Sainte-Soline et Notre-Dame-des-Landes ou encore le "meurtre de Nahel".
L’UL CGT d’Annecy et environs estime que cette nouvelle disposition pourrait avoir des conséquences sur les manifestants et les militants engagés dans des mouvements de contestation. Le syndicat dénonce également une mesure qu’il rapproche de propositions défendues historiquement par l’extrême droite : "Comment ne pas y voir la main de l'extrême droite alors que cette mesure faisait partie du programme de Jean-Marie Lepen ?"
Le communiqué évoque par ailleurs la pétition contre le texte, qui a recueilli plus de 700 000 signatures, pour dénoncer ce que la CGT considère comme un passage en force malgré cette opposition.
Appel à la mobilisation à la rentrée
Pour l’organisation syndicale, cette réforme s’inscrit plus largement dans une politique qu’elle juge répressive, citant notamment les textes relatifs à l’immigration, à la sécurité ou encore le projet de loi RIPOST.
Face à ce qu’elle qualifie de "nouvelle loi répressive", l’Union locale appelle finalement à une mobilisation large dès la rentrée et tout au long de l’année.






