Le syndicat de retraités FO 74 dénonce une nouvelle fois la possibilité de faire peser sur les retraités une partie de l’effort destiné à réduire le déficit public. Au cœur des inquiétudes : le principe de revalorisation annuelle des pensions en fonction de l’inflation. Pour l’UDR FO 74, remettre en cause ce mécanisme reviendrait à réduire davantage le pouvoir d’achat de millions de retraités.
FO dénonce une "année blanche" pour les retraités
Dans son communiqué, Force ouvrière rappelle que l’indexation des pensions sur l’inflation est prévue par le Code de la Sécurité sociale. Le syndicat souligne toutefois que le Parlement peut décider d’une revalorisation partielle ou, dans certaines circonstances, de ne pas appliquer cette revalorisation. FO fait également référence aux précédents projets de gel des pensions défendus par les gouvernements successifs. Le syndicat estime qu’une nouvelle absence de revalorisation ferait peser une charge supplémentaire sur les retraités, déjà confrontés selon lui à une érosion importante de leur niveau de vie.
L’organisation avance ainsi qu’au cours des dix dernières années, les retraités auraient perdu l’équivalent de deux à trois mois de pension, en raison de revalorisations qu’elle juge insuffisantes.
L’abattement fiscal de 10 % également dans le viseur
L’UDR FO 74 s’inquiète par ailleurs d’une éventuelle remise en cause de l’abattement fiscal de 10 % appliqué aux pensions de retraite. Pour le syndicat, toucher à cet avantage fiscal viendrait une nouvelle fois réduire les revenus disponibles des retraités. FO refuse ainsi que ces derniers soient considérés comme une variable d’ajustement dans la construction du budget de l’État.
Le syndicat établit également un lien avec l’augmentation des dépenses consacrées à la défense, estimant que les efforts budgétaires ne doivent pas se traduire par une réduction des moyens consacrés aux politiques sociales.
"Les retraités ne sont pas des vaches à lait"
Dans son communiqué, Force ouvrière de Haute-Savoie appelle donc à maintenir la revalorisation annuelle des pensions et réclame également un rattrapage du pouvoir d’achat perdu. Le syndicat prévient qu’il entend se mobiliser contre toute mesure qui conduirait, selon lui, à faire payer aux retraités une nouvelle fois le coût du redressement des comptes publics. "Les retraités ne sont pas des vaches à lait", conclut l’organisation, qui réclame une revalorisation des pensions et la récupération du pouvoir d’achat perdu.






