À la veille de l'ouverture de la chasse à la marmotte, les bénévoles de l'AJAS montent d'un cran leur mobilisation. Munis de banderoles et de panneaux, ils sensibiliseront le public sur place et feront signer leur pétition, qui a déjà recueilli plus de 106 000 signatures. Un courrier a également été envoyé à la préfète pour demander l'interdiction de cette chasse cette année, en raison de l'été particulièrement chaud qu'a connu la région. Le sujet a pris une ampleur inattendue : le Guardian et la BBC s'y sont récemment intéressés.
Interdite en Italie depuis 1992, la chasse à la marmotte reste autorisée en France. Il ne s'agit pas ici d'une chasse de régulation, mais d'une chasse de loisir, qui vise une espèce déjà fortement fragilisée par le réchauffement climatique. C'est pourquoi l'AJAS demande, en plus d'une interdiction nationale, une interdiction locale et immédiate en Savoie cette année.
L'association pointe la sécheresse de la végétation liée aux épisodes de canicule estivaux : les marmottes risqueraient d'entrer en hibernation affaiblies, avec des réserves énergétiques insuffisantes pour passer l'hiver. Un courrier a été adressé à la préfète de Savoie en ce sens ; à ce jour, la préfecture n'a pas répondu.
Un happening silencieux et pacifique
Forte de sa pétition, l'AJAS organise ce rassemblement devant la préfecture. Les bénévoles brandiront des panneaux ornés de photos de marmottes, avec le slogan « Stop chasse ». Pour Pauline Di Nicolantonio, présidente de l'AJAS : « Cette chasse est cruelle et absurde. Pour avoir encore l'opportunité de croiser des marmottes vivantes dans nos montagnes françaises, la première mesure à prendre pour les protéger est évidente : interdire définitivement leur chasse sur l'ensemble du territoire français. »
En novembre 2024, à l'initiative de l'AJAS, le député savoyard Jean-François Coulomme et 84 autres parlementaires ont déposé une proposition de loi pour interdire la chasse à la marmotte, une première à l'Assemblée nationale sur ce sujet. Les signataires rappellent l'urgence de protéger cet animal, dont les effectifs diminuent drastiquement.
Rendez-vous samedi 12 septembre 2026, 9h30, devant la préfecture de Chambéry, 5 place du Château.






