Auvergne-Rhône-Alpes : Les auteurs de violences au lycée "devront répondre de leurs actes"

Auvergne-Rhône-Alpes : Les auteurs de violences au lycée "devront répondre de leurs actes"
Fabrice Pannekoucke et Laurent Wauquiez

Après les violences survenues dans plusieurs lycées d’Auvergne-Rhône-Alpes en marge de la journée de mobilisation du 29 septembre, la Région annonce une riposte à la fois judiciaire et financière.

La Région estime déjà à près de 200 000 euros les dégâts enregistrés dans 21 établissements lors de cette première journée et assure qu’elle cherchera à faire supporter le coût des réparations aux auteurs identifiés. La collectivité fait état de départs de feu, de tirs de mortiers, de portails forcés, de vitres brisées et de dégradations d’équipements. La Région indique travailler avec les chefs d’établissement afin d’identifier les personnes impliquées.

Elle annonce qu’une plainte sera déposée systématiquement lorsque les auteurs de dégradations pourront être identifiés, avec l’objectif d’obtenir le remboursement des dommages. Dans un communiqué, elle affirme aussi vouloir pouvoir retirer aux auteurs identifiés l’accès à certaines aides régionales, parmi lesquelles la bourse au mérite, la bourse mobilité, l’aide au premier équipement ou encore le PASS’Région.

Des renforts de sécurité dans 19 établissements

Face aux tensions, la Région indique avoir renforcé immédiatement les moyens déployés dans les établissements les plus touchés. Des agents de sécurité et des maîtres-chiens ont été envoyés sur 19 sites. Des extincteurs supplémentaires provenant des réserves régionales doivent également être mis à disposition des lycées concernés. La collectivité annonce par ailleurs un accompagnement spécifique des agents régionaux les plus exposés, ainsi que l’intervention rapide d’entreprises chargées de réparer les équipements de sécurité endommagés.

Les élus régionaux dénoncent des violences

Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, estime que les événements observés dans certains établissements dépassent le cadre d’une mobilisation lycéenne. "Nous assistons dans plusieurs lycées de notre région à des déchainements de violences. On ne parle pas de revendications lycéennes mais de violence et de haine, d'atteinte aux personnes et aux biens", affirme-t-il. Il assure que les auteurs identifiés "devront répondre de leurs actes" et que les établissements doivent rester des lieux d’apprentissage sécurisés.

Laurent Wauquiez, conseiller spécial de la Région, ajoute : "La Région comptera euro après euro le coût des réparations et, chaque fois qu'un casseur sera identifié, nous porterons plainte, nous demanderons réparation et nous lui adresserons la facture."