Cédric Vial conserve un rôle central sur les questions audiovisuelles au Sénat.
Le sénateur de la Savoie, sans étiquette et rattaché au groupe Les Républicains, a annoncé avoir été reconduit comme rapporteur des crédits de l’audiovisuel public au sein de la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport.
Une fonction qui l’amène notamment à suivre les financements de France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, ARTE France ou encore de l’INA.
"Cette mission, que je poursuivrai avec exigence et détermination, doit permettre de défendre un audiovisuel public fort, indépendant, impartial, accessible à tous et soucieux de la bonne utilisation de l’argent public", a-t-il déclaré.
"La radio doit aujourd’hui faire face à une concurrence accrue"
Cette reconduction intervient alors que Cédric Vial continue parallèlement de travailler sur l’évolution du paysage radiophonique.
À la tribune du Sénat, le parlementaire savoyard a défendu une proposition de loi destinée à moderniser la radio, média qui, selon lui, "a su traverser les décennies, s’adapter aux évolutions technologiques et conserver une place singulière dans notre quotidien".
Mais il estime que le secteur doit désormais composer avec "une concurrence accrue des plateformes numériques, la transformation des usages et un modèle économique sous tension".
Pour Cédric Vial, moderniser la radio doit donc permettre de "lui donner les moyens de rester un média vivant, accessible et compétitif".
Des mentions légales jugées parfois "parfaitement inaudibles"
Premier chantier défendu par le sénateur : celui de la publicité radiophonique.
Cédric Vial critique l’accumulation de mentions légales obligatoires dans certains spots, qui se transforment selon lui en "longues énumérations de mentions légales, de conditions et de précautions".
"Une information obligatoire que personne ne comprend et que personne ne retient remplit-elle réellement son objectif ?", a-t-il interrogé.
Le sénateur dit être "opposé à cette inflation des mentions légales lorsqu’elle nuit à l’efficacité du message sans garantir une meilleure information du public".
Lors des débats sur la modernisation de la radio au Sénat, Cédric Vial a défendu l'assouplissement des règles publicitaires, l'accélération du DAB+ sans abandonner la FM et la simplification des contraintes réglementaires pour les radios confrontées aux difficultés économiques. https://t.co/BzKBgvBhD5
— Brulhatour (@Brulhatour) October 15, 2026
Il ne demande toutefois pas leur suppression générale : "Il ne s’agit évidemment pas de supprimer les avertissements nécessaires, ni de permettre aux annonceurs de dissimuler les risques ou les conditions de leurs offres. Il s’agit de rechercher une information plus utile, plus intelligible et mieux adaptée aux médias radiophoniques."
Cédric Vial insiste également sur la situation économique des radios privées, "notamment locales", qui dépendent fortement de leurs recettes publicitaires et dont certaines seraient, selon lui, "en péril à court ou à moyen terme".
Accélérer le passage au DAB+
Deuxième axe : le développement de la radio numérique terrestre DAB+.
L'ancien maire des Echelles y voit "une évolution importante pour l’avenir de la radio", offrant à la fois une meilleure qualité de réception, une offre plus large et de nouvelles possibilités pour les éditeurs.
Il soutient une généralisation progressive de la compatibilité des équipements commercialisés en France, avec des échéances annoncées de deux ans pour les équipements vendus aux distributeurs et trois ans pour ceux destinés aux consommateurs.
Le texte prévoit également d’adapter les obligations concernant les véhicules, avec le maintien de la diffusion en DAB+ et en FM.
Cédric Vial avait déjà travaillé sur ces sujets lorsqu’il était rapporteur d’un précédent texte consacré à la réforme de l’audiovisuel public et à la souveraineté audiovisuelle.
Davantage de souplesse pour l’Arcom
Le troisième enjeu concerne l’organisation technique des réseaux en DAB+.
Cédric Vial soutient la possibilité pour l’Arcom d’autoriser, sous certaines conditions et après consultation publique, des modifications d’allotissement afin de mieux adapter les réseaux "aux réalités du terrain".
Une souplesse qui devrait, insiste-t-il, rester encadrée afin de préserver "l’intérêt du public, le pluralisme et les droits des services déjà autorisés".
Pour le sénateur, l’objectif général consiste à éviter que les normes deviennent elles-mêmes un frein au développement du média.
"La réglementation doit protéger sans entraver et accompagner les transformations plutôt que de les subir", a-t-il résumé.
Et Cédric Vial de conclure sur une conviction : "La radio est bonne pour la démocratie, la simplification est nécessaire pour nos médias. Attention à l’abus de normes et de contraintes."






