Le tribunal administratif de Grenoble a rejeté, dans la matinée, le recours déposé par plusieurs syndicats contre l’interdiction de manifester dans une partie du centre-ville. La CGT, Force ouvrière et la FSU contestaient l’arrêté pris le 3 novembre par le préfet de Haute-Savoie. Elles estimaient que cette restriction était disproportionnée et portait atteinte à la liberté de manifester. La juge des référés a toutefois considéré que la mesure était "nécessaire et proportionnée".
Pour justifier cette interdiction, la préfecture mettait en avant les risques de nouveaux débordements. Deux épisodes récents étaient notamment invoqués : les violences survenues lors du rassemblement du 17 octobre, qui avait réuni environ 4 000 personnes, puis la manifestation non déclarée du 24 octobre, marquée par des jets de pierres en direction des forces de l’ordre.
La décision de justice valide donc le principe d'un parcours alternatif proposé par les services de l’État. Celui-ci prévoit un départ et une arrivée sur le Pâquier, en évitant les secteurs interdits du centre-ville et les rues commerçantes. La mobilisation intersyndicale reste programmée à 14 heures ce jeudi. Elle devra donc se dérouler en dehors du périmètre concerné par l’arrêté préfectoral.







