Conditions d’études, conditions de travail ou baisse des financements : plusieurs secteurs font entendre leurs revendications. Étudiants, lycéens, agents publics et professionnels de la petite enfance se mobilisent. Dans le même temps, les acteurs de la solidarité dénoncent la diminution des moyens accordés aux associations, notamment à travers le mouvement "Et si nous arrêtions vraiment ?".
Pour le Mouvement associatif, cette diversité de contestations témoigne d’ "une société qui refuse de se résigner". Il rappelle que la démocratie ne se limite pas aux élections, mais repose aussi sur la possibilité de se rassembler, de manifester et de porter des revendications collectives.
Des associations de plus en plus fragilisées
L’organisation dénonce un paradoxe : les associations sont toujours davantage sollicitées pour répondre aux besoins sociaux, alors que leurs financements diminuent et que leur liberté de parole est parfois remise en question.
"On attend de la société civile qu’elle agisse, mais on accepte de moins en moins qu’elle interpelle", regrette-t-elle. Elle rappelle que les financements publics ne doivent pas remettre en cause l’indépendance et le droit de critique des associations.
14 réseaux associatifs représentés
Basé à Lyon, le Mouvement associatif Auvergne-Rhône-Alpes rassemble 14 réseaux issus de secteurs comme la culture, le sport, la santé ou l’environnement. Ensemble, ils représentent la moitié des 170 000 associations de la région.
Son président, Gilles Epale, appelle à préserver les libertés associatives et la capacité des citoyens à participer au débat public. Il estime que chacun doit pouvoir s’organiser et faire entendre sa voix pour contribuer à l’avenir collectif.







