"Ce sont les jeunes l'avenir" : L'intersyndicale largement mobilisée pour la manifestation à Annecy

"Ce sont les jeunes l'avenir" : L'intersyndicale largement mobilisée pour la manifestation à Annecy

A l'appel de l'intersyndicale, plusieurs milliers de manifestants ont défilé à Annecy ce jeudi 5 novembre. Et si les annonces du gouvernement ne sont pas à la hauteur, le mouvement pourrait se poursuivre.

C'est dans le calme que le cortège a défilé à Annecy sur un parcours alternatif. 3500 personnes selon la préfecture, près de 5000 selon les syndicats et FO notamment. Et parmi eux, certains dénoncent un ras-le-bol général face à l'absence de réponses concrètes du gouvernement. C'est le cas notamment de Laurent Millat, représentant CFDT du pôle syndical santé sociaux de Haute-Savoie pour la branche publique. La situation s'est nettement dégradée selon lui : "Aujourd'hui, les agents restent 14 ans sous le SMIC. On est plus attirant." Conséquence directe, des écoles qui comptent moins d'étudiants et donc des établissements où le nombre d'infirmiers et médecins manque. Parmi ses revendications, il évoque le dégel du point d'indice et un maximum de démocratie : "Les pouvoirs publics nous entendent, mais ne nous écoutent pas. Le gouvernement doit donner un signe d'ouverture." Une réunion est justement prévue lundi 9 novembre entre Sébastien Lecornu, les syndicats et le patronat. 

"Un affront à la paysannerie"

Dans le secteur du privé, la situation est identique. "C'est le même discours", enchaîne Damien Hanne, représentant CFDT du même pôle, mais dans la branche du privé. Il réévoque la problématique des salaires : "Maintenant, les agents ont une carrière entière au SMIC. On a besoin de gagner notre vie, c'est devenu invivable."

Dans un autre domaine de cette intersyndicale, la Confédération Paysanne. Cette dernière a rejoint la mobilisation avec des tracteurs et des revendications : "En tant que paysan, on représente nos besoins sur la sécheresse, la canicule", explique Simon Duisit, coporte-parole de la Confédération Paysanne de Haute-Savoie. Maraîcher de profession, il évoque un "manque de soutien" de gouvernement et "un affront à la paysannerie du la catastrophe". Certains éleveurs manquent aujourd'hui de fourrage et sont parfois contraints de vendre leurs bêtes face à l'incapacité de les nourrir. Il termine avec son soutien au mouvement lycéen : "On soutient la lutte des jeunes parce que c'est eux l'avenir, leurs revendications sont légitimes."