La décision est tombée quelques jours après la signature, le 17 janvier, d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et plusieurs pays d’Amérique latine. Dans un communiqué, la Région Auvergne-Rhône-Alpes annonce avoir choisi de ne pas appliquer cet accord dans ses propres marchés publics et dans ceux gérés par sa centrale d’achat.
Concrètement, aucun produit issu du Mercosur ne sera désormais commandé pour les besoins de la collectivité, ni pour ceux de près de 1 000 structures régionales accompagnées par la centrale d’achat, représentant un volume annuel d’environ 50 millions d’euros. Sont notamment concernés les cantines scolaires, les restaurants des lycées et les établissements d’hébergement pour personnes âgées.
Lutte contre le gaspillage et pour la qualité
La Région justifie ce choix par la volonté de protéger les agriculteurs locaux et de préserver le modèle agricole régional. Elle estime que cet accord met en concurrence des productions françaises avec des produits importés ne respectant pas les mêmes normes sanitaires, environnementales et sociales.
Dans les lycées, cette orientation s’inscrit dans une politique déjà engagée, avec une forte place accordée aux produits locaux dans la restauration scolaire. Aujourd’hui, la majorité des repas servis privilégient des aliments issus de la région, dans une logique de qualité et de lutte contre le gaspillage.






