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Savoie : Démantèlement d'un trafic de protoxyde d'azote estimé à 340 000 euros

Savoie : Démantèlement d'un trafic de protoxyde d'azote estimé à 340 000 euros
Savoie : Démantèlement d'un trafic de protoxyde d'azote estimé à 340 000 euros

Une enquête menée par les gendarmes de Bourg-Saint-Maurice et des Arcs a permis de démanteler un trafic de protoxyde d’azote au sein de la station de ski d’Arc 1800, en Savoie.

Au total, 6 325 bouteilles ont été saisies, pour une valeur marchande estimée à 340 000 euros, ainsi qu’une somme en espèces comprenant 5 000 euros et plus de 1 000 livres sterling. Les trois principaux suspects ont été interpellés et placés en détention provisoire en attendant leur prochaine comparution le 23 février 2026 devant le tribunal correctionnel d’Albertville.

Le protoxyde d’azote est utilisé médicalement mais détourné à des fins récréatives depuis plusieurs années. En dépit de l’interdiction de vente aux mineurs mise en place en 2021, et deux arrêtés interdisant leur vente globale en Savoie et Haute-Savoie, l’engouement persiste, souvent hors contexte festif. La loi encadre désormais strictement la commercialisation du produit, avec des sanctions allant jusqu’à 3 750 euros d’amende pour vente à un mineur et 15 000 euros pour incitation à un usage détourné.

Renvoi au 23 février 2026

Le 19 janvier 2026, la Brigade territoriale autonome (BTA) de Bourg-Saint-Maurice a été alertée par les douanes de Chambéry sur la présence de treize palettes de protoxyde d’azote dans des box loués à Bourg-Saint-Maurice. L’enquête, confiée à la BTA avec l’appui de la Brigade de recherches d’Albertville, a permis de suivre les véhicules impliqués jusqu’à la station d’Arc 1800, lieu présumé de la vente. Le 21 janvier, les gendarmes ont procédé aux interpellations et perquisitions, retrouvant les bouteilles dans les véhicules, l’appartement des suspects et les box de stockage. Les trois individus ont été placés en garde à vue et leurs biens saisis.

Les trois mis en cause ont comparu en comparution immédiate ce lundi 26 janvier 2026 mais ont demandé un délai pour préparer leur défense. L’affaire a été renvoyée au 23 février 2026, et les suspects resteront en détention provisoire jusqu’à cette audience.