Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN), instance scientifique et technique en matière de biodiversité, a rendu un avis défavorable à la demande de dérogation à la protection des espèces liée au projet de construction de l’A412. Selon le CNPN, la justification de la "raison impérative d’intérêt public majeur" avancée par le concessionnaire Amadea ne tient pas. Le projet est actuellement examiné par diverses instances officielles dans le cadre de l’enquête publique, après le dépôt de l’étude d’impact environnemental à la préfecture de Haute-Savoie à l’automne 2025.
Destruction de l'environnement d'espèces animales
L’avis de la CNPN relève plusieurs points problématiques parmi lesquels l'amélioration de la sécurité qui ne serait pas démontrée et un réseau déjà bien ancré, des alternatives comme le Léman Express ou un bus à haut niveau de service qui n'auraient pas été étudiées comparativement ou encore l'augmentation de nouveaux trafics avec cette autoroute.
En matière de conservation des espèces, le CNPN identifie de "graves insuffisances". Des "lacunes méthodologiques" ont été retenues sur les impacts environnementaux et sur le cadre de vie de certaines espèces animales comme le castor dont le "territoire vital serait détruit".
Enfin, la CNPN relève que des travaux de fouilles archéologiques et des sondages géotechniques ont été réalisés sans dérogation, constituant une irrégularité au regard de la réglementation.






