Annecy : comment gérer les importants flux touristiques ?

Annecy : comment gérer les importants flux touristiques ?
Le lac d'Annecy est un lieu très prisé des vacanciers en Haute-Savoie

Chaque été, la Venise des Alpes est prise d’assaut par les vacanciers et les excursionnistes. Face à cette importante fréquentation, plusieurs organisations tentent de mettre en place des solutions.

C’est l’une des problématiques majeures sur les bords du lac d’Annecy. Chaque année, de nombreux vacanciers se retrouvent au bord de l’eau ou naviguent sur le lac en kayak, paddle ou pédalo, ce qui peut avoir un impact sur les écosystèmes présents.

« Si on s’approche trop d’oiseaux qui sont encore au nid, ils vont considérer cela comme une menace et laisser leurs petits en proie à la prédation pour faire diversion, explique Lise Camus-Ginger, conservatrice pour Asters. Si le dérangement est trop répété, la faune va s’éloigner. »

L’environnement subit donc ces pics de fréquentation. Pour pallier ce problème, il faudrait répartir cette affluence sur une période plus étalée.

« On fait la promotion de la désaisonnalisation, indique Christophe Oliéro, directeur adjoint de l’Office de tourisme du Grand Annecy. Nous ne sommes pas là pour augmenter le nombre de visiteurs, ce n’est pas notre intérêt. On veut leur faire vivre une expérience différente en leur faisant aimer notre territoire. »

Une application pour éviter de sortir des sentiers

Depuis le début du mois de mai, une application baptisée « Lac Annecy Aravis Outdoor » est disponible sur mobile.
7 500 personnes l’ont déjà téléchargée. Une réussite pour l’Office de tourisme du Grand Annecy, qui l’a développée et souhaite en faire un outil pédagogique accessible à tous.

« Beaucoup de gens arrivent et souhaitent pratiquer la randonnée, estime Jérémy Cousin, en charge du digital à l’Office de tourisme du lac d’Annecy. Cela leur permet de choisir leur balade en fonction de leur niveau, mais nous voulons également que les habitants se l’approprient en découvrant des sentiers qu’ils ne connaissent pas. »

Dans tous les cas, l’objectif n’est pas d’augmenter le nombre de randonneurs, mais bien de les avertir des dangers en montagne et de les sensibiliser afin qu’ils adoptent un comportement adéquat.