Cette mise en examen est dans le cadre de propos tenus en septembre 2025 concernant l’entreprise Tefal, basée à Rumilly en Haute-Savoie. Les déclarations incriminées avaient été faites lors d’un débat à la Fête de l’Humanité, où elle évoquait une "répression patronale violente" au sein de l’entreprise, ainsi que la situation de la CGT dans le groupe. Selon la syndicaliste, cette procédure judiciaire viserait à sanctionner des prises de parole liées aux conditions de travail et à l’impact environnemental de la production.
L’entreprise Tefal conteste ces accusations et affirme avoir engagé une procédure judiciaire en raison d’allégations publiques qu’elle juge "graves et erronées". Elle assure respecter l’ensemble des règles en matière de droit du travail, de santé et de sécurité, et estime que la liberté d’expression ne peut justifier des imputations portant atteinte à sa réputation.
Sophie Binet affirme pour sa part qu’il s’agit d’une tentative de musellement des organisations syndicales et appelle à une intervention des pouvoirs publics pour garantir la liberté d’expression. Elle rappelle par ailleurs avoir déjà été mise en examen en décembre 2025 dans une autre affaire liée à des propos sur de grands patrons.






