Fabriqué aux Pays-Bas, le Blue Nomad est présenté comme le premier sous-marin français destiné à l'exploration. Son autonomie électrique atteint six à sept heures et sa profondeur maximale d'utilisation est de 300 mètres, soit largement au-delà des 145 mètres du point le plus profond du lac du Bourget.
L'appareil dispose notamment de bras télescopiques, d'une caméra et d'équipements permettant de réaliser des prélèvements ou encore d'installer des instruments de mesure. Cette nouvelle capacité d'exploration doit permettre aux scientifiques d'intervenir directement sur des secteurs jusqu'ici difficiles, voire impossibles, à étudier depuis la surface.
À 90 mètres de profondeur, sur les traces du séisme de 1822
Les premières recherches portent notamment sur les conséquences du séisme qui a frappé la région en 1822. Le tremblement de terre avait provoqué un important glissement sous-marin dans le lac et généré des vagues de plusieurs mètres sur les rives d'Aix-les-Bains. À environ 90 mètres sous la surface, les chercheurs ont pu observer des cratères et des structures liées à ces mouvements de terrain. L'objectif est désormais de cartographier précisément la zone du glissement et d'étudier la stabilité des secteurs environnants.
Ces mesures sont programmées notamment ces lundi et mardi 21 et 22 septembre au large de Saint-Pierre-de-Curtille et de Conjux.
D'autres recherches déjà programmées
Le sous-marin ne sera pas consacré uniquement à la géologie du lac. De nouvelles missions sont déjà envisagées pour mieux connaître sa biodiversité.
L'ONG Odysseus 3.1 doit notamment travailler avec le Cisalb sur les zones de reproduction de l'omble chevalier. Une collaboration est également prévue avec la Fédération de plongée afin de recenser les différentes espèces présentes dans le lac.






