La contestation contre la vie chère qui s'est jouée samedi dans les rues chambériennes a pris une tournure inattendue par sa fulgurance et son intensité, prenant de court l’ensemble des acteurs économiques locaux. Une douzaine d'enseignes ont été touchées par des actes de vandalisme, les casseurs allant jusqu’à s’introduire au cœur des Galeries Lafayette pour y dérober divers articles. Interrogé à ce sujet, Attila Eter a tenu à rappeler au micro d'Ici la dure réalité cachée derrière ces images de chaos : un bris de vitrine représente avant tout des années de labeur, des investissements lourds et la sécurité d'employés fragilisés, rendant ces violences intolérables.
Entre réouvertures imminentes et crainte d'une escalade
Face à cette situation, une concertation s'est tenue dès ce lundi à la mairie de Chambéry afin d'étudier des mesures concrètes garantissant un exercice professionnel serein, tandis qu’un appui institutionnel national a été formulé dès dimanche soir par le chef de l'État, Emmanuel Macron, promettant des réponses de l'exécutif. Malgré ce climat tendu et l'annonce d'une nouvelle journée de mobilisation nationale fixée au 5 novembre, une note d'optimisme subsiste : l'ensemble des établissements vandalisés devrait être en mesure de rouvrir leurs portes au cours de la semaine.
Cependant, la hantise d'une spirale destructrice similaire à la crise des Gilets jaunes plane sur la profession. Tout en réaffirmant le respect fondamental du droit de manifester, le représentant des commerçants exhorte les autorités à mobiliser tous les moyens nécessaires pour que pareils débordements ne se reproduisent plus, ni dans la cité savoyarde ni ailleurs en France.






