Dans un courrier adressé à Loïc Hervé, Sylviane Noël et Cyril Pellevat, son président, Alexandre Mulatier-Gachet, les appelle à soutenir la prolongation du dispositif jusqu’en 2030. À Annecy, le groupe estime que la hausse des loyers empêche une partie des habitants de se loger dans la ville et pousse certains ménages à s’éloigner. Le vote prévu ce mercredi 21 octobre intervient dans un contexte de fortes tensions sur le marché du logement.
"Le droit de vivre à Annecy devient inaccessible à une part croissante de la population", écrit Alexandre Mulatier-Gachet dans son courrier. Il avance un loyer médian de 14,50 euros par mètre carré hors charges dans le parc privé de l’agglomération.
Une crise du logement qui touche aussi les salariés
Pour le président de Vivre Annecy, les difficultés d’accès au logement dépassent la seule question du pouvoir d’achat. Elles compliquent aussi le recrutement de professionnels indispensables au territoire, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation, ainsi que celui des salariés dont les revenus ne suivent pas les prix de l’immobilier.
L’éloignement des actifs de leur lieu de travail contribue également, selon lui, à l’allongement des déplacements quotidiens et à l’augmentation du trafic routier. Alexandre Mulatier-Gachet rappelle toutefois que l’encadrement des loyers ne peut constituer une réponse unique à la crise. Il défend également la construction de logements abordables, le développement du logement social, la régulation des locations touristiques et la lutte contre les logements vacants.
Une prolongation jusqu’en 2030 demandée
Dans son appel aux trois sénateurs haut-savoyards, Alexandre Mulatier-Gachet défend quatre objectifs : prolonger l’encadrement des loyers jusqu’en 2030, permettre à de nouvelles collectivités de l’adopter, autoriser les communes déjà engagées à poursuivre son application et maintenir des délais suffisants pour que les locataires puissent faire valoir leurs droits.
"Se loger là où l’on travaille et là où l’on construit sa vie ne doit pas devenir un privilège réservé aux plus hauts revenus", conclut le président de Vivre Annecy, qui appelle les sénateurs à soutenir le texte lors du vote prévu ce mercredi.






