Durant un peu moins de deux heures, les discours et les réponses aux questions des habitants se sont enchaînés dans une salle comble.
Alors que le candidat vient de subir un petit revers avec le ralliement de Denis Duperthuy à Antoine Armand, il souhaite dérouler son plan comme prévu. « On a un projet qui est clair, et ce n’est pas une liste à la Prévert de mesures qui ne sont ni finançables ni applicables, ou alors que l’on a déjà mises en œuvre durant le mandat, explique Alexandre Mulatier-Gachet. C’est d’ailleurs la partie la plus surprenante du programme du parti macroniste. Mais c’est très bien, car cela signifie qu’il est satisfait de ce que nous avons fait, qu’il n’y a pas besoin de réparer et que l’on a simplement à poursuivre notre projet. »
Il a notamment dans son viseur le programme de son principal adversaire dans cette campagne, Antoine Armand. Selon une étude menée par Renaissance, la famille politique du député des Aravis, ce dernier serait en tête avec six à treize points d’avance selon les candidats qui seront réellement présents sur la ligne de départ. Mais pas de quoi effrayer l’actuel premier adjoint du maire. « Je ne change pas de stratégie en fonction de ma position dans un obscur sondage piloté par un parti parisien, indique Alexandre Mulatier-Gachet. En plus, il a été réalisé en novembre et publié en janvier. Ce n’est donc pas un sondage, mais un outil de communication. Il a été mené auprès de 600 personnes, avec une marge d’erreur importante, à une époque où personne n’avait encore présenté son programme. J’ai la faiblesse de penser que les habitants ne veulent pas une bataille d’étiquettes, mais un projet porté par des femmes et des hommes pour la ville. »







