La polémique ressurgit autour des Grandes Médiévales d’Andilly, en Haute-Savoie.
À l’approche de l’édition 2026, programmée les 23, 24, 25 puis 30 et 31 mai, les associations de défense animale Projet Animaux Zoopolis (PAZ) et AJAS dénoncent une nouvelle fois la présence de rapaces dans les animations proposées au public.
Dans un courrier adressé le 13 mai à la mairie d’Andilly, PAZ demande la fin des exhibitions d’animaux sauvages captifs, estimant que les rapaces "n’ont pas leur place dans une volière et à effectuer des numéros pour le divertissement humain".
L’association rappelle que, même nés en captivité, ces oiseaux conservent les mêmes besoins biologiques et comportementaux que leurs congénères vivant à l’état sauvage.
PAZ affirme intervenir depuis plusieurs années auprès de la commune et des organisateurs afin d’obtenir l’arrêt de ce type d’animation lors des fêtes médiévales.
Selon l’association, plusieurs événements historiques en France, notamment à Rouen, Dinan, Crots, Biot ou encore Brie-Comte-Robert, auraient déjà renoncé aux spectacles de rapaces après des mobilisations similaires.
Les associations indiquent également avoir organisé des manifestations en 2023 et 2024 contre ces spectacles à Andilly, sans succès jusqu’ici. Une pétition rassemblant près de 15 000 signatures a également été lancée pour demander la suppression des animations avec des animaux sauvages lors des prochaines éditions.
Dans un communiqué, la cofondatrice de PAZ, Amandine Sanvisens, estime que les fêtes médiévales, conçues comme des événements culturels et familiaux, ne devraient pas "créer un malaise à la vue de rapaces soumis".
À ce stade, ni la mairie d’Andilly ni les organisateurs des Grandes Médiévales n’ont réagi publiquement à cette nouvelle prise de position.






